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La 2ᵉ édition de la Conférence nationale sur l’intelligence artificielle, « Impact IA », s’est achevée ce vendredi 11 septembre à Abidjan avec l’identification de onze cas d’usage prioritaires dans l’administration, l’agriculture, l’éducation et le secteur privé, selon le ministère de la Communication ivoirien. Placée sous le haut patronage du Premier ministre Robert Beugré Mambé, la rencontre visait à traduire la stratégie nationale en projets opérationnels d’ici 2028.
Organisée du 9 au 11 septembre par le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Impact IA 2026 a réuni près de 200 décideurs publics et privés, chercheurs, startups et partenaires techniques et financiers. Autour du thème « De la vision aux cas d’usage : structurer l’IA nationale pour résoudre nos défis prioritaires », les travaux ont permis de passer d’une approche stratégique à une feuille de route concrète.
Un tournant politique : « temps de l’exécution »
Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a martelé que « nous ne sommes plus dans le temps des grandes déclarations d’intention. Nous sommes bel et bien entrés dans le temps de l’exécution, du suivi et des résultats mesurables », révèle la RTI. Il a appelé les participants à définir précisément les actions à mener, leur ordre de priorité, les ressources nécessaires, les responsabilités et le calendrier d’exécution.
Le ministre de la Transition numérique, Djibril Ouattara, a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la continuité de la Stratégie nationale d’intelligence artificielle (SNIA 2030) et de la stratégie de gouvernance des données, mais aussi dans le Plan d’accélération 2026‑2028, articulé autour de sept piliers et 40 projets prioritaires. L’IA constitue l’un des piliers majeurs, avec cinq projets dédiés.
En amont de la conférence, le gouvernement ivoirien s’est associé au français Mistral AI, avec l’appui de la filiale locale du cabinet Artefact, pour conduire un audit stratégique de l’écosystème national de l’IA. Cette mission a porté sur les acteurs, les données disponibles, les infrastructures, les compétences et les cas d’usage à fort impact. Les conclusions de ces travaux ont alimenté les échanges d’Impact IA 2026.
Onze cas d’usage prioritaires : administration, agriculture, santé, éducation, privé
À l’issue des trois jours de travaux, onze cas d’usage ont été retenus et priorisés dans plusieurs secteurs clés : modernisation de l’administration, optimisation de la production agricole, appui au diagnostic médical, amélioration de l’offre éducative et renforcement de la compétitivité du secteur privé. L’enjeu est désormais de préciser les conditions de leur financement, de leur adoption et de leur passage à l’échelle.
Pour le gouvernement, la réussite d’Impact IA 2026 devra se mesurer aux solutions effectivement déployées : amélioration des services publics, meilleure anticipation de la production agricole, appui au diagnostic médical, etc. L’ambition est de faire de l’intelligence artificielle un levier concret pour répondre aux défis prioritaires du pays et renforcer le positionnement de la Côte d’Ivoire comme pôle régional de l’IA en Afrique de l’Ouest.
La présence, aux côtés du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Communication et porte-parole Amadou Coulibaly, témoigne de la mobilisation collective autour d’un enjeu désormais stratégique pour l’avenir du pays.
Pierre Ouedraogo
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