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À l’initiative du Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques via le SPIVTEN, les Directeurs de la Communication et des Relations Presse (DCRP) de l’État burkinabè s’approprient les outils d’intelligence artificielle générative les 29 et 30 septembre 2026 à Ouagadougou. Au-delà du gain de productivité éditoriale, cet atelier pose les bases d’une doctrine républicaine de l’IA dans le secteur public : l’assistance technologique sous le contrôle strict du discernement humain et de la protection des données stratégiques de l’État.
Dans un écosystème informationnel marqué par l’instantanéité, la saturation des flux et la prolifération des infox, la communication gouvernementale fait face à une exigence redoutable : produire plus vite, cibler plus juste, tout en garantissant une fiabilité absolue.
Face à ce défi, le Burkina Faso a fait le choix de l’anticipation. Les 29 et 30 septembre 2026, le Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, à travers le Secrétariat Permanent de l’Innovation et de la Veille sur les Technologies Émergentes du Numérique (SPIVTEN), réunit l’ensemble des Directeurs de la Communication et des Relations Presse (DCRP) des ministères et institutions.
L’objectif ? Transformer l’intelligence artificielle d’un objet de curiosité ou de méfiance en un levier maîtrisé de puissance publique.
Pendant quarante-huit heures, les communicateurs institutionnels manipulent des outils d’IA générative appliqués à leurs missions quotidiennes : calibrage de publications multi-réseaux (Facebook, LinkedIn, TikTok), rédaction assistée de communiqués, synthèses de documents stratégiques, conception d’illustrations visuelles et vérification rigoureuse des faits (fact-checking).

Le tout IA oui, mais pas aveuglément
Loin d’encourager une délégation aveugle de la parole publique à des algorithmes, les organisateurs rappellent que l’IA doit demeurer un outil d’assistance au service du communicant, seul détenteur de la responsabilité éditoriale et de la contextualisation des messages.
« Nous voulons que les communicants puissent utiliser l’IA pour gagner en efficacité, tout en gardant leur capacité d’analyse et leur responsabilité sur les contenus produits », a souligné le Dr Rodrigue Kafando, formateur et expert au SPIVTEN cité par la DCRP du ministère de la Transition Digitale.
L’accent est également mis sur la protection stricte des informations administratives et des données sensibles face aux plateformes numériques ouvertes.
Cette session pour les DCRP consolide un cycle continu d’acculturation numérique mené par le SPIVTEN, qui a déjà bénéficié aux Directeurs généraux des études et des statistiques sectorielles (DGESS), directeurs de cabinet, conseillers techniques et secrétaires particuliers, dans le cadre de la modernisation globale de l’administration publique burkinabè.
Pierre Ouedraogo
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