Éducation et Citoyenneté au Burkina Faso : Inauguration du Carré d’Armes à Saint-Antoine : Un nouveau socle pour le patriotisme des jeunes

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L’école « Les Petits Futés » de Saint-Antoine au quartier Silmissin de Ouagadougou a vécu un moment historique ce lundi 22 juin 2026 avec la réception officielle de son carré d’armes et la rénovation de sa cour. Ce projet, né d’une ambition forte pour la jeunesse, marque une étape décisive dans l’intégration des valeurs civiques au sein du parcours scolaire des élèves.

Le triomphe d’une chaîne de solidarité et de résilience

La concrétisation de cet aménagement n’a pas été sans embûches. Fatimata Ouattara, Présidente du Comité d’Organisation (PCO), a rappelé lors de son discours que derrière le béton visible se cachent de « lourds sacrifices, des démarches administratives complexes et de grands moments d’incertitude financière ». Face aux contraintes budgétaires, c’est la foi en l’avenir des enfants qui a permis de mener le projet à terme.Elle a notamment rendu un hommage vibrant au Génie Militaire, dont l’intervention a été décisive pour assainir et sécuriser la cour. Pour la PCO, cette réalisation est avant tout le symbole d’un « Burkina Faso résilient qui continue de bâtir malgré l’adversité », démontrant la force d’une communauté soudée autour de son école.

Le nouveau carré d’armes, un ouvrage de qualité signé par le Génie Militaire, fruit d’une chaîne de solidarité dédiée à l’éducation de nos enfants

Forger le caractère des futurs citoyens par les symboles

Au-delà de l’infrastructure, l’enjeu est avant tout éducatif et moral. PALÉ Désiré, directeur de l’école, voit dans ce carré d’armes un outil pédagogique essentiel : « avec ce carré d’arme et chaque fois les montés les enseignements qu’on entend autour de ça aidera surtout nos enfants aussi pour l’apprentissage également de et la pratique surtout de cette morale et morale éducative ». Selon lui, ce retour aux valeurs de civisme est crucial pour sauver les jeunes qui perdaient le sens du respect, de la maison jusqu’à l’école.

PALÉ Désiré, directeur de l’école « Les Petits Futés »

Cette vision est partagée par Crépin Lebouré Zanzé, président du bureau du conseil d’école et initiateur du projet, qui souligne l’importance de l’unité nationale autour du drapeau. Pour lui, ce lieu est le seul où tous les Burkinabé se rassemblent pour regarder dans la même direction : l’élévation du pays. Il explique la portée à long terme de cet investissement : « si les enfants arrivent à respecter le drapeau national, naturellement ils vont respecter leur école. S’ils respectent leur école, ils vont respecter leur famille… ils respecteront tôt ou tard leur pays et donc le Burkina Faso gagne ». Le conseil d’école prévoit déjà d’étendre cette dynamique à des projets environnementaux et maraîchers pour continuer à investir dans le capital humain dès l’enfance

Crépin Lebouré Zanzé, président du bureau du conseil d’école et initiateur du projet

Pierre Ouedraogo


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