Burkina Faso : IA, cybersécurité et dématérialisation au menu du Cadre de concertation des DSI 2026

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Le Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques (MTDPCE) a ouvert ce lundi 26 octobre, la session 2026 du Cadre de concertation des Directeurs des Systèmes d’Information (DSI). Axée sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) et l’accélération de la dématérialisation administrative, cette rencontre stratégique réunit les DSI des ministères et institutions autour d’un objectif commun : bâtir une administration publique burkinabè intelligente, efficace et souveraine.

Les DSI, « artères vitales » et sentinelles de la modernisation administrative

Représentant la ministre de la Transition digitale, le Dr Borli Michel Somé, Secrétaire Général du MTDPCE, a rappelé le rôle névralgique que jouent les technologies de l’information dans la gouvernance moderne. « Au Burkina Faso, les systèmes d’information ne sont pas de simples outils techniques, ils sont les artères vitales de notre développement socio-économique, les garants de l’efficacité et de la crédibilité de nos institutions », a-t-il souligné.

Considérés comme les « bâtisseurs » et les « gardiens de la cohérence et de la sécurité » de l’écosystème public, les DSI ont également été qualifiés de « vigies, sentinelles et architectes » par le Directeur Général de la Transformation Digitale, Maxime DA. Ce dernier a réaffirmé que l’engagement des DSI reste la condition indispensable à la réussite de la digitalisation de l’État.

Dématérialisation, cybersécurité et IA : les trois piliers de la feuille de route

Face à la rapidité des mutations technologiques, la stratégie nationale s’articule autour de trois impératifs majeurs, à savoir l‘accélération de la dématérialisation et la garantie de la souveraineté des données publiques. Le renforcement de la cybersécurité pour assurer la résilience des systèmes d’information et pour finir, l’intégration éthique et stratégique de l’intelligence artificielle dans les services publics.

Pour le Dr Borli Michel Somé, l’IA marque un tournant qualitatif pour l’action publique : « L’intelligence artificielle n’est pas une simple innovation, elle est une évolution silencieuse qui transforme nos administrations. Elle automatise, optimise et anticipe. Elle ouvre la voie à une prise de décision plus rapide, plus éclairée et plus juste ».

Le Secrétaire Général a toutefois insisté sur l’exigence d’une gouvernance éthique et d’une vigilance renforcée pour préserver la souveraineté numérique du pays.

Vers le « zéro procédure manuelle » et l’endogénisation des technologies

La session 2026 s’inscrit directement dans la ligne des directives gouvernementales visant à atteindre le « zéro procédure manuelle » au sein des services publics.

Au-delà de l’adoption de solutions extérieures, le Burkina Faso entend privilégier l’appropriation locale. Maxime DA a rappelé l’enjeu de cette démarche : « Faut-il rester en marge ? Faut-il observer quelle conduite faut-il adopter ou peut-être aussi faut-il simplement être de simples consommateurs ? Si nous devons transformer, si nous devons innover, il faut bien sûr que nous arrivions à maîtriser cette technologie ».

L’accent est ainsi mis sur l’endogénisation des solutions d’IA et la valorisation de l’expertise nationale.

Partage d’expériences, agents IA et démonstrations d’outils innovants

Organisé sous forme de conférence-forum couplée à une exposition d’outils numériques, l’événement privilégie les cas d’usage concrets. Les travaux permettent de mettre en avant des agents IA développés par des structures locales, ainsi que des plateformes ministérielles innovantes conçues pour renforcer l’inclusion, l’accessibilité et la qualité du service rendu aux citoyens.

Pierre Ouedraogo


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