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- La culture érigée en levier de souveraineté et de transmission
- Une ouverture sous le signe de la résilience nationale
- La jeunesse au centre de la transmission
- Une culture ouverte, mais enracinée
- Une biennale pensée comme vitrine nationale et régionale
- Une déclaration politique autant que culturelle
À Bobo-Dioulasso, l’ouverture officielle de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) a été placée sous le signe de la souveraineté, de la résilience et de la transmission des valeurs. Dans un discours solennel prononcé par le ministre de la Culture, Gilbert P. Ouedraogo au nom du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, les autorités ont présenté la biennale comme bien plus qu’un rendez-vous artistique : un acte de foi national dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et la reconquête du territoire.
Le message central est clair : pour les plus hautes autorités burkinabè, la culture n’est ni un supplément symbolique ni un luxe, mais une force structurante pour la Nation. Le discours insiste ainsi sur le fait que « cette SNC, au-delà des défis organisationnels multiformes, se veut un acte inconditionnel de souveraineté culturelle », liant explicitement l’expression culturelle à l’affirmation de l’identité nationale et à la résistance collective.
L’autre axe fort de cette allocution concerne la jeunesse, au cœur du thème de cette édition : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ». Le discours appelle à dépasser les déclarations d’intention pour transmettre aux jeunes générations des repères, une mémoire et un sens du vivre-ensemble. « Une jeunesse à laquelle, au-delà des discours, nous devons léguer des repères, des valeurs, une mémoire, un sens du vivre-ensemble », affirme le Capitaine Ibrahim Traoré, en faisant de la jeunesse un acteur central de la continuité culturelle du Burkina Faso.
Le président du Faso rend également hommage aux forces combattantes, saluées pour leur engagement et leur sacrifice, tout en inscrivant la SNC dans une dynamique plus large de cohésion nationale. Le discours souligne que la culture permet au Burkina Faso de « rester debout », tout en servant de pont entre les générations et de rempart contre l’uniformisation culturelle.
Cette 22e édition s’ouvre aussi à la coopération régionale et internationale, avec le Ghana comme pays invité d’honneur, la présence du Mali et du Niger dans le cadre de l’AES, ainsi que la participation de la Fédération de Russie et du Tchad. À travers cette ouverture, les autorités entendent faire de la SNC 2026 un espace de rayonnement culturel, de fraternité sahélienne et de dialogue entre les peuples.
Pierre Ouedraogo
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