Un tribunal de Hangzhou estime qu’une entreprise ne peut pas licencier un employé au seul motif que l’IA peut accomplir son travail.
L’IA au cœur du conflit
À Hangzhou, un superviseur qualité travaillant sur des modèles d’IA a vu son poste menacé lorsque son employeur a décidé de confier ses missions à une IA. L’entreprise lui a alors proposé une rétrogradation assortie d’une baisse de salaire de 40%.
La justice tranche
Après avoir refusé ces nouvelles conditions, le salarié a été licencié. Il a contesté cette décision devant les tribunaux, qui ont jugé son licenciement illégal et lui ont accordé une indemnisation de 260 000 yuans, environ 21,6 millions de FCFA.
Un précédent important
Cette décision marque un tournant dans la régulation de l’automatisation. Le tribunal a rappelé que l’adoption de l’IA relève d’un choix stratégique de l’entreprise et ne constitue pas, à elle seule, un motif légal de licenciement. “Les motifs de résiliation invoqués par l’entreprise ne relevaient pas de circonstances négatives telles qu’une réduction d’activité ou des difficultés opérationnelles, et ne répondaient pas non plus à la condition légale rendant « impossible la poursuite du contrat de travail »”, aurait expliqué le tribunal, selon Bloomberg.
Digital Magazine Burkina, La Rédaction
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