Vidéo-verbalisation au Burkina Faso : le gouvernement teste un nouveau système de contrôle routier

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Burkina Faso : le gouvernement teste à Ouagadougou la phase pilote du système de vidéo-verbalisation pour lutter contre l’incivisme routier et moderniser le contrôle des infractions

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a présidé, mardi 7 avril 2026 à Ouagadougou, la cérémonie de test de la phase pilote du système de vidéo-verbalisation selon la Direction de la communication du ministère de la Sécurité. Présenté comme un outil technologique au service de la sécurité intérieure, ce dispositif vise à lutter contre l’incivisme routier, renforcer la transparence dans les contrôles et améliorer la gestion des infractions sur les routes burkinabè.

La vidéo-verbalisation, un outil pour moderniser la sécurité routière

Le gouvernement burkinabè franchit une nouvelle étape dans la modernisation de la sécurité routière avec le lancement de la phase pilote du système de vidéo-verbalisation. À l’occasion de la cérémonie officielle, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a souligné que ce projet s’inscrit dans la volonté de son département de faire des technologies un levier stratégique pour renforcer la sécurité intérieure.

Crédit photo : DCRP MSECU

Selon lui, malgré les efforts continus des forces de sécurité, l’incivisme routier demeure l’une des principales causes des accidents de la circulation et des embouteillages. Il a également insisté sur le fait que ce système représente un changement de paradigme en matière de contrôle routier, en favorisant plus d’équité, de transparence et en limitant les tracasseries sur les axes routiers.

Un système intelligent adossé à la plateforme e-Contravention

Intégré à la plateforme e-Contravention, lancée en 2023, le système de vidéo-verbalisation repose sur une infrastructure technologique développée dans le cadre du projet Smart Burkina Faso. D’après le directeur général des transmissions et de l’informatique, le commissaire principal de police Zakaria Hebie, le dispositif utilise des caméras haute définition et des algorithmes intelligents pour détecter automatiquement les infractions.

Le système permet notamment d’identifier les plaques d’immatriculation, de retrouver les propriétaires des engins concernés et d’envoyer des notifications de contravention par SMS. Il se distingue aussi par son interopérabilité avec plusieurs bases de données nationales, notamment celles de la DGTTM, de la plateforme e-Contravention et de FASO ARZEKA.

Une phase pilote avant une généralisation à l’échelle nationale

La phase pilote lancée à Ouagadougou doit permettre de tester la robustesse des équipements, d’ajuster les procédures opérationnelles et de recueillir les retours d’expérience des utilisateurs. Elle sera accompagnée d’une campagne de sensibilisation destinée à favoriser l’adhésion des usagers de la route.

À terme, les autorités estiment que la généralisation de ce système pourrait contribuer à améliorer durablement la sécurité routière, renforcer le civisme, lutter contre la corruption, accroître les recettes de l’État et produire des statistiques plus fiables sur la circulation routière au Burkina Faso.

Pierre Ouédraogo


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