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Les Secrétaires généraux des ministères se forment à l’intelligence artificielle — « l’IA assiste, l’homme décide »
Le Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques renforce, les 24 et 25 septembre à Ouagadougou, les compétences des Secrétaires généraux des ministères et institutions sur l’usage de l’intelligence artificielle. Au programme : usages de l’IA générative, situations professionnelles concrètes et précautions à prendre pour les informations administratives sensibles.
« Il est essentiel de comprendre le potentiel de l’IA dans notre travail quotidien, mais aussi les risques qu’elle peut comporter », a souligné le Directeur de Cabinet, Abdoulaye Mambone, représentant la ministre en charge de la Transition digitale, Dr Aminata Sabané. « Nous aurons toujours besoin de l’homme pour administrer ce qu’elle propose »
La doctrine de la formation tient en trois questions : qui décide de ce qui peut être confié à une IA ? Qui vérifie ce qu’elle produit ? Qui en assume la responsabilité ? Car l’IA « peut produire, accélérer, synthétiser et assister. Mais elle ne décide pas à la place du responsable public ». « L’IA facilite et accélère le travail, mais nous aurons toujours besoin de l’homme pour administrer ce qu’elle propose », a témoigné Kiswensida Alice Ouédraogo, Secrétaire générale adjointe du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, participant à la session.

Une dynamique de formation en cascade
La session s’inscrit dans la feuille de route nationale sur l’intelligence artificielle — validée en juin 2026 pour la période 2026-2030 ; qui vise à accompagner l’appropriation de la technologie et à développer les compétences nécessaires à des usages responsables. Elle prolonge une dynamique déjà engagée : Directeurs de cabinet, Chargés de mission, Conseillers techniques et Secrétaires particuliers des ministères et institutions ont déjà bénéficié de sessions de sensibilisation et de formation à l’IA depuis avril 2026.
L’ambition affichée : élargir la culture de l’IA au sein de l’administration, pour que son utilisation repose sur « des compétences, des règles et une responsabilité clairement assumée ».
Pierre Ouedraogo
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