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Le Burkina Faso s’apprête à accueillir, du 2 au 4 juillet 2026, la première édition du Forum Africain des Technologies de la Santé, de la Sécurité et du Bien-être au Travail (AFRISST). Lors d’une conférence de presse tenue 24 juin à Ouagadougou, le Dr Sounkalo DJIBO, co-organisateur et promoteur de l’événement, a dévoilé les ambitions de ce rendez-vous majeur qui place l’innovation et le capital humain au cœur de la performance économique africaine.
Un carrefour pour la protection du capital humain africain
Face à une dynamique de croissance et de transformation économique sans précédent en Afrique, les défis liés à la sécurité des travailleurs deviennent cruciaux. Le Dr Sounkalo Djibo, à travers son cabinet Sahelors Consulting et en partenariat avec l’agence Arobase Communication, lance AFRIST 2026 comme une réponse concrète à ces enjeux.
Pour le promoteur, la vision est claire : « Créer un espace unique de dialogue, d’apprentissage et de partage d’expérience et de développement de partenariat entre les différents acteurs engagés dans la promotion d’environnement de travail plus sûr, plus sain et plus performants ». L’événement se veut inclusif, réunissant décideurs publics, chercheurs, start-ups, syndicats et entreprises.
L’innovation technologique au service de la prévention
L’un des piliers majeurs de ce forum est l’intégration des nouvelles technologies dans la gestion des risques professionnels. Interrogé sur la place de l’innovation, le Dr Djibo a souligné l’impact imminent de l’intelligence artificielle et des outils connectés.
« Les innovations technologiques, que ce soit l’intelligence artificielle ou les outils connectés aux équipements de protection individuelle (casques, gants, gilets), affecteront le domaine de la santé-sécurité », a-t-il expliqué.
Il a notamment cité l’exemple du secteur minier qui l’un des plus accidentogènes avec plus de 18 accidents par million d’heures travaillées pour la maintenance fait-ilo savoir et où des capteurs en temps réelpermettront de mesurer l’exposition des salariés à la poussière, au bruit ou aux vibrations. Un atelier spécifique de démonstration d’outils de mesure ultra-performants est d’ailleurs prévu lors de la troisième journée du forum.
« Prévenir vaut mieux que guérir » : Un changement de paradigme
Le Dr Djibo plaide pour une rupture avec la « culture de la réparation » encore trop présente en Afrique, où l’on attend l’accident avant d’agir. Son ambition est de promouvoir une véritable culture de la prévention.
Pour le promoteur, investir dans la sécurité ne doit plus être perçu comme un fardeau financier : « Invertir dans la santé et la sécurité au travail n’est pas une dépense. C’est un investissement rentable qui améliore la productivité, réduit les coûts liés aux accidents […] et contribue à la performance globale des organisations ». L’objectif ultime est de protéger le « capital humain », car un travailleur doit pouvoir s’épanouir physiquement et mentalement pour contribuer efficacement à l’entreprise.
Un événement d’envergure internationale à Ouagadougou
AFRIST 2026 se tiendra du 2 au 4 juillet 2026 à la salle de conférence de Ouaga 2000 et attend entre 300 et 500 participants. Bien que l’approche soit « endogène » et centrée sur les forces du Burkina Faso, le forum revêt une dimension continentale avec des délégations attendues de la RDC, de la Tunisie, du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Niger, ainsi que des participations à distance depuis le Canada, la France et le Sénégal.
Au programme : huit conférences de haut niveau, des panels d’experts, des rencontres B2B et des ateliers pratiques. L’un des résultats attendus est la rédaction d’un « livre blanc de la santé-sécurité au travail au Burkina », afin d’accompagner les autorités et les entreprises dans l’amélioration durable des conditions de vie professionnelle.
Le thème de cette première édition est « Innovations technologiques en santé sécurité au travail : défis et perspectives pour un développement durable des entreprises en Afrique ».
Pierre Ouedraogo
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