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Le Burkina Faso commémore, ce 15 mai 2026, la troisième édition de la Journée des coutumes et traditions. À travers cérémonies, conférences, rites symboliques et prières pour la paix, cette journée met à l’honneur les valeurs ancestrales et les gardiens des traditions sur l’ensemble du territoire national.
Le Burkina Faso célèbre ce 15 mai 2026 la troisième édition de la Journée des coutumes et traditions, une commémoration désormais inscrite dans le calendrier national et consacrée à la valorisation des héritages culturels endogènes.
Instituée en 2024 et observée chaque 15 mai, cette journée entend remettre au cœur de la vie nationale les valeurs, savoirs et savoir-faire issus des traditions burkinabè. Pour cette nouvelle édition, autorités administratives, chefs coutumiers, représentants des religions traditionnelles et populations se mobilisent dans plusieurs localités du pays autour d’activités symboliques et spirituelles.
À l’occasion de cette célébration, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a rendu hommage aux dépositaires des traditions, saluant leur contribution à la préservation de l’identité culturelle nationale. Il a également invité les Burkinabè à puiser dans les coutumes et traditions des repères solides pour bâtir un « Burkina Faso nouveau », fondé sur les valeurs ancestrales.
Dans plusieurs régions, la journée est marquée par des cérémonies de communion avec les ancêtres, des libations, des conférences publiques ainsi que des prières pour la paix, la cohésion sociale et la sécurité. Autant d’activités qui traduisent une volonté affirmée de renouer avec les sources culturelles du pays et de renforcer les liens entre les générations.
Panghin, épicentre de la célébration officielle
À Ouagadougou, la célébration officielle s’est tenue à Panghin, dans la cour du Moogho Naaba Baongho, en présence de membres du gouvernement. La cérémonie a été ponctuée de rites coutumiers, de prestations de danses traditionnelles et de démonstrations symboliques, au cours desquelles des invocations ont été formulées pour la paix et la stabilité du pays.
Une conférence publique consacrée à la justice traditionnelle et à la spiritualité dans le Moogo a également été organisée, offrant un cadre de réflexion sur la place des pratiques ancestrales dans la société burkinabè contemporaine.
Des célébrations dans plusieurs royaumes et cantons
À Boussouma, dans la région des Kuilsé, plusieurs activités ont également rythmé la commémoration, notamment un Kyogo spécial célébré au sein du royaume. Dans d’autres localités du pays, royaumes et cantons ont eux aussi marqué l’événement à travers diverses cérémonies coutumières.
Au-delà de son caractère symbolique, la Journée des coutumes et traditions se veut un espace de reconnaissance de la religion traditionnelle et de promotion des pratiques coutumières comme facteurs de cohésion sociale, de transmission des savoirs et de développement endogène.
Avec cette troisième édition, le 15 mai s’affirme progressivement comme une date majeure du mois du patrimoine burkinabè, dédiée à l’exaltation de l’identité nationale et à la réhabilitation des valeurs héritées des ancêtres.
Pierre Ouedraogo
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