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En marge de la 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC 2026), l’Institut des Peuples Noirs (IPN) a organisé ce 29 avril, une conférence-panel à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, autour du thème : « Panafricanisme et transmission des valeurs : entre savoirs endogènes et dynamiques contemporaines ». Les échanges ont réuni, face à un public étudiant, des voix engagées dans la réflexion sur l’identité africaine et la transmission culturelle.

Les panélistes étaient composés de Joachimsson Appolinaire Kyelem de Tambela, président de l’IPN, du Dr Poussi Sawadogo, enseignant et promoteur de l’Académie Royale du Kiogo, ainsi que du Dr Coulibaly, enseignant-chercheur à l’université. La modération était assurée par le Pr Serge Théophile Balima.

Le panafricanisme comme boussole pour la jeunesse
Prenant la parole en premier, le président de l’IPN, Joachim Appolinaire Kyelem de Tambela, a interpellé la jeunesse avec un message fort : chercher la connaissance pour être libre. Rappelant la vision de l’IPN — rassembler tous les peuples noirs —, il a insisté sur le concept du panafricanisme, soulignant que, bien que cette idéologie ne soit pas née sur le continent africain, elle demeure un cadre de référence essentiel pour la souveraineté et l’émancipation des peuples africains. Il a par ailleurs mis en lumière les valeurs portées par le panafricanisme, qu’elles soient d’origine africaine ou extra-africaine.

Le Kiogo royal, un instrument endogène de formation du caractère
La seconde communication a été assurée par le Dr Poussi Sawadogo, qui a présenté le Kiogo royal, institution en activité depuis 2021. Pour ce qui est du panafricanisme et de la transmission des valeurs, Dr Poussi Sawadogo, qui est en même temps un des ministres du Mogho Naaba, a expliqué dans les savoirs endogènes ce qu’il y a comme panier de valeurs que l’on peut vendre aujourd’hui à la jeunesse et au monde entier. Véritable école de vie, le Kiogo offre un enseignement moral, éthique et philosophique aux jeunes, s’appuyant sur des valeurs fondatrices transmises de génération en génération. Parmi les enseignements partagés : la nécessité d’avoir un protecteur et de s’inscrire dans une communauté, la conciliation de la puissance, de la force et de la sagesse dans l’humilité, la maîtrise de soi notamment du ventre, de la parole et des désirs, la foi face aux épreuves de la vie, et le rejet de la malveillance.

Le panel a voulu démontrer que l’Afrique possède un riche “panier de valeurs” issues des savoirs endogènes, essentielles pour l’éducation de la jeunesse actuelle. Et pour le Pr Serge Theophile Balima, il faut retenir que les Noirs ont construit le monde actuel. Contrairement à ce que l’on pense, c’est que ce sont les Noirs qui ont construit le monde d’aujourd’hui. Ce ne sont pas les blancs, mais les blancs ont récupéré ce que nous avons construit à leur profit. « Il est temps de reconnaître que les populations noires ont construit le monde actuel et ont apporté des contributions fondamentales à la civilisation contemporaine dans tous les domaines, de la technologie à l’architecture. » a-t-il expliqué.
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