SNC 2026 : Bobo-Dioulasso lance la 2e Semaine de la fraternité de l’AES et ouvre le Village des communautés

Culture SNC BOBO
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La ville de Bobo-Dioulasso a accueilli ce dimanche 26 avril 2026 le lancement officiel de la 2e édition de la Semaine de la fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), en marge de la SNC 2026. Sur le site du village artisanal au quartier Bindougousso, la cérémonie a également marqué l’ouverture du Village des communautés, vitrine du patrimoine culturel du Burkina Faso et de la sous-région. 

La coupure du ruban par les autorités marquant l’ouverture officielle du village des communautés

Présidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence du président de la Commission de l’AES, Bassolma Bazié, ainsi que des ministres de la Culture du Mali, du Niger et du Tchad, la cérémonie a réuni des représentants de nombreuses communautés présentes au Burkina Faso.

Placée sous le thème « La Commission Nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) au cœur de la fraternité des peuples de l’AES », cette édition s’inscrit dans une dynamique de consolidation des liens entre les peuples sahéliens par la culture.

La visite des stands

Dans son discours, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré, qui représentait également ses homologues du Mali et du Niger, a insisté sur la dimension politique de cet événement : « Votre présence ici à Bobo-Dioulasso est bien plus qu’un geste protocolaire : c’est un message politique fort, celui de peuples qui ont choisi de se tenir debout, ensemble, quoi qu’il arrive. »

Le ministre des Affaires Étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré a présidé la cérémonie d’ouverture au nom des trois pays de l’AES

Il a réaffirmé la vocation stratégique de la Confédération : « La Confédération des États du Sahel n’est pas une simple réponse à une crise passagère. Elle est née de la volonté souveraine, concertée et irréversible des dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle incarne une vision stratégique : celle de construire un espace sahélien intégré, stable, résilient et souverain. »Le chef de la diplomatie burkinabè a également souligné le rôle central de la culture comme mémoire collective, socle identitaire, instrument de résistance et vecteur d’espérance pour les jeunes générations.

LA CULTURE COMME SOCLE DE L’INTÉGRATION

Le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rappelé les liens profonds qui unissent les peuples de l’AES : « La culture est notre socle commun. Elle traverse nos frontières héritées de l’histoire. Elle relie nos langues, nos imaginaires et nos mémoires. Du Mandé au royaume mossi, notre histoire est profondément entremêlée. Des figures comme Soundiata Keïta, Yennenga ou encore Askia Mohamed appartiennent à un imaginaire partagé. »

Mamou Daffé, ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme

LE VILLAGE DES COMMUNAUTÉS : UNE VITRINE VIVANTE

Lieu de vie, de dialogue et de célébration de l’identité collective, le Village des communautés, installé sur le site de Faso Mebo au quartier Bindougousso, réunit cette année 31 communautés burkinabè et 15 communautés africaines. Le public est invité à y découvrir des expressions culturelles authentiques : parenté à plaisanterie, art culinaire, musiques et danses traditionnelles.

Pierre Ouédraogo


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