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Créer une saine émulation et révéler le potentiel inventif de la jeunesse burkinabè : c’est l’ambition du Prix du Jeune Inventeur du Faso, officiellement lancé le 18 juillet à Ouagadougou par la chaîne de télévision BF1. Près de 300 jeunes talents, issus de domaines aussi variés que la santé, l’agriculture ou l’intelligence artificielle, sont attendus pour cette première édition, pensée comme un outil au service de la souveraineté technologique du pays.
« Le talent n’attend pas le nombre des années », dit-on. C’est autour de cette maxime qu’est né le Prix du Jeune Inventeur du Faso, un concours destiné à réveiller le potentiel d’invention de la jeunesse burkinabè en mettant en lumière ses réalisations. Près de 300 jeunes prendront part à cette compétition, dans des domaines allant de la santé à la technologie, en passant par l’éducation, l’agriculture, la sécurité, l’intelligence artificielle et le numérique.
Une innovation pensée comme un « bouclier » contre la dépendance extérieure
Porté par la chaîne de télévision BF1, le prix a pour objectif principal de recenser et d’accompagner des projets locaux à fort potentiel, afin d’apporter des solutions concrètes et durables aux problèmes des populations. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion de la créativité endogène et des innovations locales au Burkina Faso. Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse le simple concours de créativité : l’innovation est ici présentée comme un véritable bouclier contre la dépendance extérieure.
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Une souveraineté qui passe aussi par le numérique
C’est Mme Élise Kaba, chargée de mission au ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, qui a livré le discours de lancement de cette première édition, au nom de la ministre. Elle a plaidé pour une innovation portée par la jeunesse, au service de la souveraineté numérique du Burkina Faso. « Le développement de notre pays passera par sa capacité à produire des idées, à concevoir des solutions, et à transformer ces solutions en richesses, en emplois et en services utiles aux populations », a déclaré Mme Kaba, avant d’ajouter : « Cette souveraineté est territoriale, économique, alimentaire, mais aussi technologique et numérique. ».

BF1 veut révéler un potentiel encore trop peu visible
Au-delà de porter et diffuser le projet, BF1 entend affirmer son utilité dans le paysage médiatique burkinabè en tant que « chaîne de télévision qui a un fort impact social ». Selon son directeur général, Issoufou Saré, le Burkina Faso dispose d’un vrai potentiel en matière d’invention et de technologie, mais ce potentiel reste encore trop peu visible. « À travers ce projet, nous voulons permettre au Burkina Faso, à l’Afrique et au monde de voir ce qui se fait sur le plan technologique. Nous avons de très bons projets dans les tiroirs, dans les cours et dans les maisons ; cette initiative sera une plateforme pour les exposer », a déclaré M. Saré.
Le soutien de la plateforme présidentielle Faso Andubè
Suivi par les plus hautes autorités du pays, le concours bénéficie également de l’appui de la plateforme Faso Andubè, une initiative présidentielle destinée à recenser, valoriser et accompagner les talents nationaux dans les domaines scientifiques, techniques et technologiques, que ces talents résident au pays ou dans la diaspora. Les Burkinabè intéressés peuvent créer un compte sur la plateforme, s’y inscrire et renseigner leurs compétences, projets ou prototypes.
Vers des solutions « Made in Burkina Faso »
Pour les organisateurs, l’innovation n’a de valeur que si elle débouche sur des effets concrets pour la société. Le lancement de cette première édition du Prix du Jeune Inventeur du Faso ambitionne justement d’y contribuer, avec à terme des solutions « made in Burkina Faso », utilisables au quotidien et exportables à l’international. La compétition s’étendra sur une période de six à huit mois. Partie avec 302 inscrits, elle procédera à une sélection progressive jusqu’à cinq finalistes.
Pierre Ouédraogo, Digital Magazine Burkina
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