|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
« On ne peut pas bâtir une nation forte sur des structures faibles » : pendant 48 heures, experts et acteurs économiques débattent de QSE et RSE comme leviers de souveraineté.
Un salon inédit placé sous le signe de la performance endogène
La première édition du Salon International de la Performance Africaine Durable (SIPAD) a été officiellement lancée ce jeudi 8 mai 2026 à la Salle de Conférences de Ouaga 2000, à Ouagadougou. Organisé sous le thème « Consolider la souveraineté nationale par une performance endogène, durable et responsable », l’événement réunit pendant 48 heures des experts, des représentants du secteur privé et des partenaires institutionnels et privés, dont Canal+ Burkina.
L’initiative porte l’ambition de promouvoir les normes QSE (Qualité, Sécurité, Environnement) et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) comme outils stratégiques au service d’une transformation économique et sociale durable du Burkina Faso.
« Construire une performance africaine, burkinabè et endogène »
Dans son discours d’ouverture, Abdoul Karim ZERBO, promoteur du SIPAD, a convoqué la vision de Thomas Sankara pour souligner l’urgence de faire de la performance un impératif collectif. Selon lui, la souveraineté nationale ne peut être effective que si elle repose sur une performance concrète et mesurable de toutes les composantes de la société. « Le SIPAD ne veut pas copier des modèles importés, mais construire une performance africaine, burkinabè et endogène », a-t-il déclaré.Parmi les objectifs affichés du salon : installer une conviction nationale forte que la performance n’est plus une option, mais une exigence, et établir clairement le lien entre la performance des organisations et la souveraineté de l’État.

Le développement doit être conçu par nous et pour nous
Représentant le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias TRAORÉ, le conseiller technique Cyprien ILBOUDO a insisté sur la nécessité d’un modèle économique endogène, orienté vers le bien-être des masses populaires plutôt que vers les intérêts d’une élite. « Il est impératif que notre modèle économique soit conçu par nous et pour nous-mêmes », a-t-il affirmé.

Le secteur privé appelé à jouer son rôle
Roland Achille SOW, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et parrain de l’événement, a rappelé que la compétitivité d’un pays ne repose pas uniquement sur ses ressources financières, mais avant tout sur la solidité interne de ses entreprises et de ses institutions. « On ne peut pas bâtir une nation forte sur des structures faibles. Désormais, l’enjeu de la performance concerne toute la nation », a-t-il déclaré.
Dans le même sens, Ousseni OUÉDRAOGO, Directeur exécutif de l’ABMAQ, a insisté sur la résilience comme condition de la performance endogène : « La performance endogène appelle à une certaine résilience pour que nous puissions, avec nos ressources et malgré notre environnement, continuer à nous adapter ».

Des outils concrets, pas seulement des discours
Durant les 48 heures que dure le salon, les participants pourront assister à des panels thématiques visant à démystifier les démarches QSE et RSE, comprendre comment elles peuvent améliorer la gestion, réduire les pertes et créer de la valeur.
« Pendant 48 heures, des experts partageront des outils concrets et prêts à l’emploi, car ce salon n’est pas juste un lieu de discours », a rappelé Abdoul Karim ZERBO.
La cérémonie d’ouverture s’est achevée par le lancement du premier d’une série de six livrets thématiques, portant sur « Performance, souveraineté et Plan National de Développement 2028-2030 ».
Pierre Ouédraogo
En savoir plus sur Digital Magazine Burkina
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

