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Réunis ce 19 juin 2026 pour la première session annuelle de suivi des engagements de 2024, les acteurs du secteur numérique ont dressé un bilan encourageant. Entre impératifs de sécurité nationale et confort des usagers, la Transition Digitale s’impose désormais comme le socle de la résilience burkinabè.
Le secteur des communications électroniques au Burkina Faso ne se contente plus de simples intentions. Lors de l’ouverture des travaux de suivi, Dr Aminata ZERBO/SABANE, ministre de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, a rappelé la vision du gouvernement : faire de la qualité de service un droit et non plus une option.
Le numérique : « Au cœur de la sécurité nationale »
Pour la ministre, l’enjeu dépasse largement le cadre technique. Dans un contexte de reconquête du territoire, le réseau devient une arme stratégique. Elle a souligné que les communications sont un « véritable instrument de résilience pour nos populations […] et également un instrument pour nos forces de défense et de sécurité dans leur avancée pour la reconquête de l’ensemble du territoire ».L’importance sociale est tout aussi cruciale. Selon la ministre, le rétablissement des services est souvent la première requête des citoyens regagnant leurs localités : « C’est l’une des premières choses que nos populations réclament lorsqu’elles retournent dans leur village des fois plusieurs années après ». Dès lors, la responsabilité des opérateurs est engagée pour garantir une connexion stable, à la hauteur des enjeux professionnels et personnels des Burkinabè.
Un bilan chiffré : entre 80 % et 90 % de réalisation
Sur le terrain, les engagements de densification du réseau pris en 2024 portent leurs fruits. Nongobzanga ZONGO, Directeur Général des communications électroniques, a présenté un bilan globalement satisfaisant. « Le taux global de réalisation des engagements se situe entre 80 et 90 % », a-t-il précisé.
Dans le détail, les déploiements de sites radioélectriques (pylônes) hors cahier des charges avancent de manière significative :
- Orange et Onatel ont atteint leurs objectifs de fin 2025 avec 200 sites installés chacun.
- Telecel a validé son engagement de 150 sites pour la même période.
Pour l’année 2026, la dynamique se poursuit avec de nouveaux chantiers : Onatel est déjà à 50 % de son objectif de 100 sites, tandis que Telecel a lancé la construction de 125 nouveaux sites.

Lever les obstacles pour l’ère de la 5G
Malgré ces avancées, des freins subsistent, notamment la réticence de certains citoyens face à l’installation des infrastructures. M. ZONGO a profité de l’occasion pour lancer un appel : « Il y a des populations qui contestent l’installation de ces pylônes alors qu’il faut les pylônes pour améliorer le service ». L’État, de son côté, s’active pour libérer les fréquences nécessaires aux technologies futures : « Le gouvernement met en œuvre des actions pour pouvoir dégager ces fréquences pour permettre aux opérateurs d’installer des équipements 5G pour faciliter la connectivité ».
« Une exécution rigoureuse et diligente »
La ministre Aminata ZERBO/SABANE s’est montrée ferme sur la suite des événements. Si les avancées de décembre 2025 étaient encourageantes, des retards persistent en matière de transparence et de qualité d’expérience client. Elle a averti que cette nouvelle phase d’évaluation « ne saurait se satisfaire de nouveaux reports d’échéance ».
L’objectif reste clair : transformer chaque engagement en une amélioration visible pour l’usager. « Ce que nous attendons, c’est une amélioration visible qui se traduit par une meilleure couverture, une meilleure qualité de service et une meilleure résilience de nos réseaux », a conclu la ministre.
Alors que le Burkina Faso accélère sa marche vers la transformation numérique sous l’impulsion du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’heure est à l’action immédiate. Comme l’a rappelé Dr ZERBO/SABANE, il s’agit de « travailler, travailler et encore travailler » pour que l’urgence du développement se concrétise dans le quotidien de chaque Burkinabè.
Pierre Ouedraogo
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