|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Le deuxième album de la slameuse Elda, intitulé Flamme muette, a été officiellement dédicacé le 22 mai au Centre culturel de l’Armée de Ouagadougou. Composé de sept titres, cet opus marque la poursuite d’un engagement artistique fort de l’auteure, qui conjugue son statut de militaire et sa carrière musicale.

Une artiste-soldate qui porte la parole des invisibles
À l’état civil Douamba Elda, soldat de 2e classe, elle est connue pour porter sa tenue militaire lors de ses prestations. « La musique, je l’ai depuis longtemps ; le slam m’a choisie et je l’ai acceptée », a expliqué l’artiste pendant la cérémonie. Sa passion pour le slam se retrouve notamment dans le titre 4 de l’album, intitulé « C’est moi ».
Entre slam, tradition et engagement social
Flamme muette aborde plusieurs thèmes de société : l’excision, la condition de la femme, la résilience, les faits de société et la place des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Chanté en français et en mooré, l’album se présente comme un appel poétique à l’unité, à la solidarité et à la paix. « Flamme muette veut dire que c’est un feu qui brûle très fort en moi mais qui est muet. J’essaie d’extérioriser ce que beaucoup ne peuvent pas, parce que moi j’ai les mots, mais beaucoup n’ont pas ce pouvoir », a déclaré Elda. En tant que slameuse et soldate, elle se positionne comme un relais : elle transforme ce « feu » intérieur en paroles pour ceux qui n’ont pas les outils ou la possibilité de s’exprimer.

La sortie discographique est accompagnée d’un clip disponible sur YouTube pour le titre 1, « Le tranchant de la lame ». Après plus d’un an de préparation, l’album est désormais une réalité, célébrée lors de cette conférence-dédicace. Kientega Constant, le manager de l’artiste, a en effet mis en lumière les coulisses de la production de l’album Flamuette, soulignant qu’il s’agit d’un projet de longue haleine ayant nécessité un an et demi de travail acharné. Il a appelé à diffuser largement cette œuvre, perçue comme un vecteur de paix et de sensibilisation sociale. « Flamme muette est entre vos mains et nous souhaitons que vous puissiez le ventiler pour qu’il puisse faire le tour de la terre, parce qu’il porte des messages de paix, il porte des messages de sensibilisation… » a déclaré M. Kientega.

Lors de l’événement, une vente aux enchères des disques a permis de collecter 750 000 FCFA : le disque diamant s’est arraché à 300 000 FCFA, les disques or et argent ont été vendus 150 000 FCFA chacun, et le disque bronze s’est vendu 150 000 FCFA. L’album est également proposé sur clé USB au prix de 5 000 FCFA.
La tournée de promotion se poursuivra avec un concert-live prévu le 16 octobre pour célébrer cet album.
Pierre Ouedraogo
En savoir plus sur Digital Magazine Burkina
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

