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Entre humour, aventures et situations complètement déjantées, le trio emblématique revient dans un second opus 100 % divertissement. Réalisé par Boubacar Diallo et coproduit avec Canal+, le film a été lancé en avant-première le 15 mai au Centre culturel du Faso (CCF), en présence des acteurs et des amoureux du 7e art.

Willy, Idriss et Momo de retour pour une aventure burlesque
Willy (Dieudonné Yoda), Idriss (Issaka Sawadogo) et Momo (Mahoula Kane) sont à nouveau réunis pour une aventure aussi drôle que délirante. Après une grosse bourde qui les a trahis, les trois lascars tentent de se faire pardonner. Mais d’anciennes tentations ressurgissent et déclenchent une suite de situations équivoques et burlesques. Entre jeunes et aînés — du portier d’hôtel au couple Bakary Bamba — chacun se reconnaîtra dans ces histoires d’amour imparfaites où l’humour et la tendresse portent le récit.Le couple incarné par Dieudonné Yoda (Willy) et Anta (Aida), présenté lors de cette avant-première, a beaucoup fait rire le public.

Cinq ans de réflexion pour répondre aux attentes du public
Tourné entièrement à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le film est une coproduction avec Les Films du Dromadaire et Canal+. Selon Boubacar Diallo, l’œuvre vise avant tout le grand public et l’émotion populaire, plutôt que les circuits fermés des festivals de cinéma.« Le cinéma, c’est de l’émotion. Le public attend qu’on lui propose des choses toujours nouvelles, qu’on mette la barre toujours plus haut. […] Ce n’est pas évident de réussir coup sur coup. Ce n’est pas parce que ça a marché une fois que la deuxième fois ça va marcher. C’est ça qui explique qu’on a pris 5 ans. » — Boubacar Diallo, réalisateur

Canal+ salue des standards techniques et artistiques internationaux
Le soutien de l’industrie est incarné par le groupe Canal+, dont le Directeur général pour le Burkina Faso, Jacques Dioh, a exprimé sa grande satisfaction face à la qualité technique et artistique du film. « C’est une œuvre de dimension internationale. Et je pense que tous ceux qui ont eu à profiter de cette première diffusion ont vu que les standards internationaux sont respectés. » — Jacques Dioh, DG Canal+ Burkina Faso

Il a réaffirmé l’engagement de la chaîne à soutenir le cinéma africain pour son rôle à la fois économique et culturel : « Faire vivre cette industrie culturelle, c’est créer une économie, c’est créer des emplois, c’est former, c’est éduquer et c’est divertir. […] Que nous puissions faire vivre le cinéma africain pour les Africains et par les Africains. »
Un public conquis qui réclame déjà un troisième volet
Le public a accueilli avec enthousiasme ce deuxième opus. Pour Flora Sawadogo, le film est un véritable pont entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire : « J’ai aimé le film. Comme le 1, le 2 est magnifique. Il est extraordinaire, ça va vous faire voyager, aller à Assinie, voir le paysage, la verdure, voir les merveilleux et magnifiques comédiens. Vraiment le scénario est wouah. »

Même engouement pour Oba Diana Kaboré, qui espère déjà un troisième volet : « Ce qui m’a retenu, c’est la supercherie des hommes toujours (rires)… à essayer de tromper les femmes. Mais bon, cette fois-ci, ils n’ont pas réussi, comme le premier. Donc, on espère que dans le 3, le plan sera encore plus échoué. »
Une sortie historique pour le cinéma burkinabè hors FESPACO
Pour Yacouba Napon (MCZ), réalisateur et gestionnaire de salle de cinéma, cette sortie marque une évolution majeure dans l’industrie cinématographique au Burkina Faso : « C’est la première fois qu’un film burkinabè sort hors du FESPACO et que toutes les salles veulent le passer. […] C’est en sortant qu’on dit qu’on aime le cinéma burkinabè. Voilà. Sortez nombreux, remplissez les salles. »

Où voir le film ce week-end ?
Après l’avant-première, « Les 3 Lascars 2 » est projeté tout ce week-end au Centre culturel du Faso – Ouaga 2000 (ex-Canal Olympia Yennenga) aux séances de 18h30, 20h30 et 22h30, au tarif unique de 3 000 FCFA. Le film est également diffusé dans les autres salles de cinéma de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, ainsi que dans toutes les salles francophones d’Afrique.
Pierre Ouédraogo, Digital Magazine Burkina
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