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Le Burkina Faso lance sa plateforme souveraine “Burkina en Marche” pour réécrire son histoire à l’ère du numérique
Face aux récits jugés biaisés des médias internationaux et à la montée en puissance des intelligences artificielles comme nouveaux vecteurs d’information, le gouvernement burkinabè a officiellement lancé ce 27 février 2026 la plateforme Burkina en Marche, accessible sur www.burkina-en-marche.gov.bf. Fruit d’une collaboration entre le ministère de la Transition Digitale et celui de la Communication, ce portail ambitionne de centraliser les réalisations gouvernementales, de contrer la désinformation et d’inscrire durablement le récit burkinabè dans la mémoire numérique mondiale.

Un archivage numérique au service de la mémoire nationale
La plateforme vient retracer les grandes réalisations de la nation. Cet archivage numérique est né de la volonté des autorités de rendre publiques les actions gouvernementales. Qui mieux que les protagonistes eux-mêmes pour raconter leur propre histoire ? C’est à cette interrogation que les deux ministères ont répondu en entreprenant la mise en place de ce portail, dont le lancement officiel est intervenu ce 27 février 2026. « Nous avons fait le serment de raconter nous-mêmes notre histoire », a déclaré le ministre Ouédraogo.
Depuis septembre 2022, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso mène une transformation profonde sur les fronts sécuritaire, sanitaire, économique, social, numérique, infrastructurel, éducationnel et culturel, avec des réalisations concrètes et des réformes audacieuses chaque semaine.

Un contre-narratif face à la désinformation
L’objectif de la plateforme Burkina en Marche est de constituer une source centralisée, fiable et accessible pour documenter les réalisations ministérielles dans plusieurs secteurs d’activités, notamment la santé, l’éducation, les infrastructures et la défense, avec des preuves vérifiables que sont les données, les images et les témoignages. L’idée derrière cette initiative est également de proposer un contre-narratif face à la rhétorique du chaos, dans un contexte où les succès burkinabè sont souvent minimisés ou déniés par des récits biaisés venus d’ailleurs. « Que notre histoire soit enfin écrite par ceux qui la construisent et la vivent », a déclaré le ministre.

Une plateforme pensée pour l’ère de l’intelligence artificielle
Techniquement robuste, développée par le ministère de la Transition Digitale, la plateforme se distingue par une interface moderne, accessible et structurée, à même de s’imposer dans l’écosystème de l’intelligence artificielle, rendant les informations burkinabè accessibles à l’échelle mondiale. La ministre de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabané, a déclaré à cet effet : « Aujourd’hui, les moteurs de recherche traditionnels sont remplacés par des assistants intelligents. Nous avons ChatGPT, Gemini […] Nous avons tenu à tenir compte de ce format-là, afin que les informations qui seront sur cette plateforme puissent être accessibles par ces agents et ainsi être disponibles aux internautes à travers le monde. »Son homologue de la Communication, Gilbert P. Ouédraogo, a renchéri en ces termes : « Les systèmes d’IA comme ChatGPT, DeepSeek et Gemini sont en train de devenir les nouveaux moteurs de recherche. Si l’histoire du Burkina Faso n’est pas écrite par nous, structurée par nous, publiée par nous, alors ce sont les écrits des autres, souvent biaisés, souvent incomplets, souvent mensongers, qui entreront dans la mémoire numérique mondiale. »

Un contenu riche, vérifiable et organisé par ministère
Le contenu de la plateforme est structuré en sections par ministère, avec des pages dédiées aux réalisations dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures, de la défense et de la sécurité, du numérique, de l’économie et de la culture. Chaque entrée inclut des dates, des données vérifiables, des images, des vidéos, des témoignages ainsi que des preuves concrètes telles que des photos de chantiers, des statistiques et des infographies.
Burkina en Marche disposera également d’un contenu optimisé pour le référencement naturel (SEO), assurant ainsi une véritable souveraineté narrative sur le web.

Multilingue, mobile et accessible à tous
La plateforme présente plusieurs fonctionnalités notables. Elle est multilingue, avec les langues nationales disponibles en audio, le Mooré en priorité, ainsi que l’anglais, le mandarin et l’espagnol, l’arabe étant prévu prochainement. Elle est également adaptée aux téléphones mobiles, sécurisée et accessible aussi bien sur ordinateur que sur smartphone. Les commentaires n’y sont pas autorisés afin d’éviter les polémiques, et elle sera mise à jour régulièrement.
Les directeurs de la communication (DCRP) de chaque ministère seront chargés d’alimenter le portail en contenu, via une équipe de coordination dédiée.
Au-delà d’un simple portail d’information, la plateforme se veut un acte de souveraineté narrative assumée, pensée pour répondre aux défis de l’ère numérique et de la désinformation. “Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur. C’est pour reprendre la plume sur notre propre récit que nous lançons aujourd’hui la plateforme Burkina En Marche.” a par ailleurs déclaré le ministre Ouédraogo.
Pierre Ouédraogo
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