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SNC 2026 / Dévoilement du visuel officiel : Le Burkina Faso prépare une 22e édition historique à Bobo-Dioulasso avec 750 000 festivaliers attendus et la diaspora en compétition pour la première fois.
Avant même le lever de rideau à Bobo-Dioulasso, la 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) s’est déjà dotée d’une identité visuelle forte, chargée de sens et d’émotion. Le dévoilement du visuel officiel est intervenu ce 23 février du côté de la ville de Sya. Sélectionnée à l’issue d’un concours national, l’œuvre de l’infographiste Mahama Ndungira pose d’emblée le ton de cette édition qui se tiendra du 25 avril au 2 mai 2026 , celui d’un Burkina Faso qui regarde vers l’avenir sans jamais couper le fil qui le relie à ses racines.
Le visuel officiel de la SNC 2026 n’est pas le fruit d’une commande institutionnelle fermée. Il est né d’un concours ouvert à l’échelle nationale, garantissant une représentativité artistique réelle et une appropriation collective de l’image de l’événement. Parmi toutes les propositions reçues, c’est l’œuvre de Mahama Ndungira, infographiste de métier, qui a emporté l’adhésion du jury.
Trois critères ont guidé la délibération : la créativité, la pertinence graphique et surtout l’adéquation avec le thème de l’édition — « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ». Sur ces trois plans, la composition de Ndungira s’est imposée comme une évidence.

Lire le visuel : une scène universelle, une portée profonde
Au cœur de l’œuvre, une scène simple en apparence, mais d’une densité symbolique rare : une personne du troisième âge transmettant un savoir à un jeune. Ce geste, intemporel et universel, résume à lui seul l’essence du thème retenu pour cette 22e édition.
Il ne s’agit pas d’un simple transfert de connaissance technique. C’est le passage d’une mémoire vivante, d’une identité, d’une façon d’être au monde.
Les valeurs que le visuel met en avant à savoir le respect, la solidarité, la justice et l’équité, ne sont pas ornementales. Elles constituent, selon l’intention de l’artiste et du comité d’organisation, les véritables piliers de la cohésion sociale que la SNC entend célébrer et renforcer.
Le cauri doré : un détail qui dit tout
Dans la composition de Mahama Ndungira, un élément discret concentre à lui seul toute la profondeur symbolique de l’œuvre : un cauri doré qui se distingue parmi les autres éléments visuels.
Le cauri, cette petite coquille longtemps utilisée comme monnaie d’échange en Afrique de l’Ouest, est bien plus qu’un objet historique. Il est un signe de valeur, de richesse, de connexion au monde et aux ancêtres. En le représentant doré et mis en lumière, l’artiste signifie que la culture burkinabè est un trésor précieux, une ressource non extractive mais vivante, que chaque génération a la responsabilité de préserver et de faire fructifier.Ce cauri doré, c’est aussi une invitation : celle de ne pas laisser s’éroder ce qui fait l’unicité d’un peuple face aux pressions d’un monde en mutation rapide.



Un visuel au service d’un projet collectif
L’identité visuelle de la SNC 2026 ne se réduit pas à une affiche. Elle devient le symbole d’un projet culturel et politique plus large, porté par le Comité National d’Organisation (CNO) installé le 20 février 2026. Cette édition prévoit d’accueillir plus de 750 000 festivaliers et plus de 3 000 artistes en compétition et en animation, dans un programme enrichi d’innovations majeures : espaces gastronomiques AES, ateliers pour enfants, visites virtuelles de sites touristiques, master-classes et activités littéraires intergénérationnelles.
Elle accueillera pour la première fois dans son histoire la diaspora burkinabè du Mali, Niger et Côte d’Ivoire, avec 70 artistes en compétition officielle, et s’ouvrira à la dimension régionale en abritant simultanément la 2e édition de la Semaine de la fraternité de la Confédération des États du Sahel (AES). La République du Ghana sera Pays Invité d’honneur, la Fédération de Russie Pays Invité Spécial.

Au titre du Grand Prix National des Arts et des Lettres (GPNAL), 1 799 artistes et sportifs (dont 645 femmes et 1 154 hommes) sont attendus, contre 1 634 lors de l’édition 2024, répartis en cinq catégories : arts du spectacle avec 1 276 artistes issus de 128 troupes, arts plastiques avec 28 artistes, littérature avec 112 œuvres en compétition, art culinaire avec 49 candidats, et sports traditionnels avec 431 sportifs.
Instituée en 1983, la Semaine Nationale de la Culture est, au fil des décennies, devenue le miroir de l’âme burkinabè. Et sur la réussite de la SNC 2026, le Président du comité d’organisation, Fidèle Aymard TAMINI déclare « La réussite de cette 22e édition témoignera une fois encore de la résilience du peuple burkinabè et de sa capacité à affirmer, par la culture, son unité et sa dignité. »
Pierre Ouédraogo
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