Médécine traditionnelle : Hadja Bonkoungou célèbre 10 ans de service et s’agrandit à Zagtouli

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Ce samedi 21 février 2026, la célèbre guérisseuse de Zagtouli, Hadja Bonkoungou, a tenu une conférence de presse pour faire le bilan d’une décennie d’activité. Entre reconnaissance internationale et infrastructures nouvelles, celle qui bénéficie du sceau de l’État burkinabè entend répondre à une demande sans cesse croissante. Elle a annoncé l’inauguration d’un nouveau site d’1,5 hectare dédié à l’accueil du grand public, l’ouverture renforcée des soins gratuits pour les plus démunis, et surtout une grande célébration historique le 28 février 2026 à Zagtouli, promettant des miracles visibles sans oublier le point d’orgue de cet anniversaire qui sera célébré le 25 avril à Zagtouli.

Le terrain qui accueillera les patients le 28 février en attendant la célébration du 25 avril

Depuis 2016, Hadja Bonkoungou se consacre à la médecine traditionnelle, prenant en charge des patients souffrant d’envoûtements, de troubles mentaux, de blocages et d’autres maux que la médecine conventionnelle peine parfois à traiter. Dix ans (10) après ses débuts, elle entend marquer solennellement cette étape avec une grande célébration prévue le 25 avril prochain à Zagtouli. « On va rendre grâce à Dieu pour ces 10 ans et j’invite tout le monde à venir célébrer avec moi », a-t-elle déclaré, promettant séances de soins et moments de partage.

Décorée par le ministère de la Santé, Hadja Bonkoungou affirme avoir reçu un don divin révélé lors de la grossesse de ses trois derniers enfants (des garçons qu’elle considère comme ses « patrons » ou accompagnants spirituels). Elle pratique des guérisons spirituelles sans sacrifices animaux ni rituels occultes, en détruisant les « ténèbres », les envoûtements malveillants, les blocages et en favorisant la procréation, tout cela par la grâce de Dieu. Elle travaille sans relâche (24h/24, 7j/7), distingue un secteur privé (payant, confortable) et un secteur public/grand public (accessible à tous). 

Des infrastructures à la hauteur de l’ambition

Pour répondre à une demande croissante, Hadja Bonkoungou a aménagé un espace de 1,5 hectare dédié à l’accueil des malades. Un cadre pensé pour offrir deux types de consultations : des séances privées, à l’abri des regards, et des séances en grand public.

Pour marquer l’événement, elle organise le 28 février 2026 à Zagtouli une grande journée de miracles et de prières ouvertes à tous (hommes, femmes, enfants, sans distinction de moyens), avec des promesses de guérisons immédiates visibles. « Le 28 février, il y aura des grands miracles à travers moi à Yabon Kongou avec mes bébés. […] Ceux qui ne peuvent pas marcher, Inch’Allah. Si Dieu le veut, tu vas marcher sur le champ. Et procréation, qu’est-ce que Dieu ne peut pas faire? Il y aura du tout spécial. » declare-t-elle.

Hadja Bonkoungou de Zagtouli

Une semaine d’actions (soins, déblocages, aide) et une action de grâce sont prévues, culminant éventuellement autour du 25 avril 2026. Elle insiste sur l’accès gratuit pour les démunis (consultations à vie pour les tickets payants, hébergements gratuits même au public, transport possible), au nom d’une mission d’aide à la population inspirée par le Mogho Naba. Elle invite largement la population à venir constater par elle-même.

Une légitimité reconnue bien au-delà des frontières

Ce qui distingue Hadja Bonkoungou dans le paysage de la santé traditionnelle au Burkina Faso, c’est avant tout sa reconnaissance officielle par les autorités sanitaires, lui conférant le sceau de l’État burkinabè. À ce titre, elle est Chevalier de l’Ordre du Mérite de la Santé et de l’Action Sociale. Son rayonnement dépasse les frontières nationales : Ambassadrice de la Paix 2023, Grand Prix Mousson d’Or 2024, Femme Patriote de l’Année 2025, et Grand Prix Africain de Développement PADEV décerné à Kigali, au Rwanda.

Au sortir de cette conférence, l’image qui s’impose est celle d’une femme engagée, dont l’ambition est de faire de Zagtouli un pôle de référence pour la médecine traditionnelle au Burkina Faso.

Pierre Ouédraogo


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