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Uber quitte la Tanzanie à partir du 30 janvier 2026, cessant ainsi ses activités en raison de plusieurs années de litiges concernant les tarifs, les commissions et le contrôle réglementaire. Cette décision teste l’efficacité d’un modèle mondial de covoiturage avec des prix flexibles selon des règles tarifaires strictes de l’État.
Le départ d’Uber va sans doute permettre aux applications locales et régionales comme Little et Bolt de prospérer dans le cadre réglementaire de la Tanzanie.
L’entreprise a déclaré dans un message aux clients qu’elle reste engagée envers la région et se concentre sur la création de solutions de mobilité fiables et d’opportunités économiques pour les conducteurs et les communautés.
Un différent avec l’autorité de régulation des transport
La sortie fait suite à un différend de longue date avec la Land Transport Regulatory Authority (LATRA), qui réglemente le covoiturage de la même manière que le transport traditionnel. LATRA fixe des tarifs indicatifs, des prix de voyage minimaux et des bénéfices de la plate-forme de plafonnage, ce qui limite la capacité des entreprises à ajuster les prix, les commissions et les incitations en réponse à l’évolution des coûts et de la demande de carburant.
Une aubaine pour les acteurs locaux
La sortie d’Uber réduit les acteurs internationaux sur le marché du covoiturage en Tanzanie. Les concurrents mondiaux se sont réduits lors des litiges précédents, tandis que les applications locales comme Little servent les coureurs du marché de masse, s’appuyant souvent sur des paiements en espèces et des attentes de commission plus faibles. Bolt, le plus proche rival mondial d’Uber, s’est tourné vers les entreprises clientes en Tanzanie pendant le différend sur les prix.
La sortie de Uber en Tanzanie n’est pas une première en Afrique
Rappelons qu’en septembre 2025 et après six ans de présence, Uber a officiellement cessé ses activités en Côte d’Ivoire. Cette décision fait suite à une forte concurrence de la part de Yango, Indrive et Heetch, ainsi qu’à des difficultés d’adaptation aux spécificités du marché ivoirien.
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Digital Magazine Burkina, La Rédaction
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