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Dans un contexte de prolifération anarchique des points d’accès Internet communément appelés “WiFi zones”, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP) du Bénin a organisé une séance d’échanges en ligne ce 13 janvier 2026 pour clarifier les règles du jeu. Le message est clair : régularisation obligatoire avant le 31 janvier sous peine de sanctions.
Une mise au point nécessaire sur un secteur en pleine expansion
Face aux multiples interrogations suscitées par son communiqué du 13 janvier 2026, l’ARCEP a décidé d’ouvrir le dialogue avec les promoteurs de services de communication électronique, la presse et les citoyens intéressés. Hervé Coovi Guédégbé, secrétaire exécutif de l’ARCEP, a mené cette séance de clarification qui aura duré près d’une heure.
« Nous avons publié le communiqué relatif à la vente des services de communication électronique. Je voudrais expliquer en premier lieu l’objectif et la motivation de ce communiqué », a-t-il déclaré d’entrée de jeu, soulignant la volonté pédagogique de l’autorité de régulation.

WiFi zone : une technologie, pas une activité
L’une des principales clarifications apportées concerne la nature même des “WiFi zones”. Hervé Guédégbé a tenu à dissiper toute confusion : « Le WiFi zone n’est pas une activité. Le WiFi zone, c’est une technologie. Je comprends que beaucoup de promoteurs ont choisi, pour des questions commerciales envers leurs usagers et leurs clients, d’étiqueter leur point d’accès WiFi zone. Mais cela ne voudrait pas et cela ne peut pas donner la compréhension qu’il y a un agrément de WiFi zone qui pourrait se prendre à l’autorité de régulation. Il n’y en a d’ailleurs pas. »
Cette précision est fondamentale car elle oblige les promoteurs à identifier correctement leur activité : soit comme cybercafé, soit comme fournisseur d’accès internet (FAI).
Sanctions et risques
« Vendre des services de communication électronique sans agrément est une infraction pénale », rappelle le responsable. Les sanctions : 1 à 5 ans de prison et amendes jusqu’à 50 millions de francs CFA.
L’exploitation non réglementée pose aussi des problèmes techniques et sécuritaires, notamment les équipements non agréés perturbant les réseaux établis, les réseaux non sécurisés exposant les utilisateurs à la cybercriminalité, et l’absence d’identification favorisant les activités illégales.
L’ARCEP privilégie la pédagogie. « Le but n’est pas d’interdire la vente des services internet », assure Hervé Guédégbé. L’autorité propose un enregistrement gratuit pour les cybercafés, un processus 100 % en ligne via e-service.arcep.bj, et une assistance au 131. « Beaucoup étaient dans l’informel parce qu’ils ne savaient pas que c’était aussi facile », reconnaît le secrétaire exécutif.
Le 31 janvier marque la date limite. « Après ce délai, l’autorité sera obligée de passer à une autre vitesse », prévient Hervé Guédégbé.
Pierre Ouedraogo
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