Burkina Faso / Nucleaire civil : Un projet de loi en gestation pour adhérer à la convention de Vienne

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En adhérant à cette convention, le Burkina Faso ouvre la porte à des investissements massifs dans l’énergie nucléaire civile.

Le Burkina Faso accélère son programme nucléaire en renforçant l’arsenal juridique. Le 16 janvier 2026, les ministres Yacouba Zabré Gouba et Karamogo Jean Marie Traoré ont présenté un projet de loi historique pour adhérer à la Convention de Vienne de 1963 sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, peut-on lire sur la page Facebook du Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières. 

Cette étape marque un tournant décisif pour l’avenir énergétique du pays, avec un focus sur la sécurité et la coopération internationale. À Ouagadougou, où l’énergie fiable est un enjeu quotidien, ce programme nucléaire promet une indépendance énergétique accrue. Découvrez les détails exclusifs de cette initiative qui pourrait transformer le paysage économique burkinabè. 

La Convention de Vienne de 1963, adoptée sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), établit un cadre juridique clair pour gérer les dommages nucléaires, y compris ceux transfrontaliers. Comme l’a souligné le ministre des Affaires étrangères, Karamogo Jean Marie Traoré, “les instruments de droit international sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires prévoient la réparation des dommages, y compris transfrontaliers, résultant d’accidents nucléaires”. En rappelant la catastrophe de Tchernobyl en 1986, il a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée pour prévenir et réparer de tels drames.

DCRP/MEMEC, Les ministres Yacouba Gouba et Karamogo Jean Marie Traoré

Pour le Burkina Faso, cette adhésion n’est pas une simple formalité. Elle garantit des standards minimaux de protection financière pour les victimes en cas d’accident, renforçant la crédibilité internationale du pays. À Ouagadougou et dans les régions minières, où l’énergie est vitale pour l’industrie, ce cadre juridique pose les bases d’un programme nucléaire civil sûr et responsable.

Le programme nucléaire civil du Burkina Faso : une approche prudente et progressive

Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a réaffirmé la vision stratégique du Burkina Faso : un développement étape par étape, avec un accompagnement permanent de l’AIEA. Dès le lancement, le pays a choisi un constructeur fiable et bénéficie de partenariats solides, notamment avec ROSATOM et la Fédération de Russie. Ces accords incluent la formation de spécialistes burkinabè en domaines nucléaires et connexes, couvrant les aspects techniques, réglementaires et informationnels.

“Chaque fois qu’un cadre juridique est nécessaire, nous devons le ratifier pour aller de l’avant”, a déclaré le ministre Gouba, appelant au soutien des parlementaires de la Commission des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS). Ce projet de loi, présenté le 16 janvier 2026, confirme l’engagement du Burkina Faso à bâtir un programme nucléaire aligné sur les standards internationaux, priorisant la sécurité des populations à Ouagadougou et au-delà.

Pierre Ouedraogo


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